Contrexéville, Vosges
Un ensemble de 12 hébergements au cœur du parc thermal cherche son ou sa gérant·e-associé·e : un projet entrepreneurial accompagné.
- Candidatures au fil de l'eau
- Portes ouvertes fin novembre
Hébergement · Emploi · Tourisme · 1000 territoires de France
Chaque territoire a des besoins spécifiques en matière d'hébergement, de tourisme et d'emploi. La Boussole Développement repère ces besoins, identifie un lieu « unique » et co-construit avec les acteurs locaux des solutions concrètes : héberger, accueillir les touristes, accompagner vers l'emploi… expérimenter ensemble de nouvelles façons de vivre.
Le fil d'actualités
Les lieux en cours
Des lieux cherchent leur gérant, d'autres sont à l'étude ou déjà en fonctionnement.
Un ensemble de 12 hébergements au cœur du parc thermal cherche son ou sa gérant·e-associé·e : un projet entrepreneurial accompagné.
Un lieu au stade des études opérationnelles, menées en exclusivité par La Boussole Développement avec les acteurs locaux.
Découvrir le lieu, l'étude et participerD'autres lieux rejoindront cette liste au fil des mois.
Appel à candidature · Contrexéville, Vosges
La Boussole Développement recherche un·e gérant·e-associé·e pour développer un lieu d'accueil et de bien-vivre de 12 hébergements à Contrexéville. C'est un projet entrepreneurial accompagné, et non un emploi salarié.
Échanger sur le projet Voir le lieu
Le projet
À Contrexéville, la Villa du Parc réunit des chambres, des espaces de vie communs et des jardins, à deux pas de la galerie thermale. Le projet : en faire un Hostel du Bien-Vivre, un lieu qui accueille curistes, visiteurs, familles et personnes en quête d'un nouveau départ, et qui s'ouvre aux habitants par des événements partagés.
Le lieu existe déjà en partie : 8 hébergements fonctionnent, 4 restent à aménager. Il lui manque la personne qui en fera son projet et en développera l'activité, avec l'appui de La Boussole Développement et des partenaires locaux.
Il ne s'agit pas d'une offre d'emploi. Le ou la gérant·e-associé·e porte sa propre activité : il ou elle n'est pas salarié·e de La Boussole et n'a pas de rémunération fixe garantie.
Le lieu
Huit hébergements déjà en service, un vaste espace de vie commun, des ateliers et espaces de stockage, et trois jardins ouverts sur le parc. Accès par l'A31, à 10 minutes de la sortie Bulgnéville. La galerie thermale, ses commerces, restaurants et salon de thé, ainsi que les thermes et leur spa ouverts à tous, sont à quelques pas.






















Les trois plans situent les quatre hébergements restant à réaliser.



Le rôle
Vous seriez la personne qui fait vivre le lieu au quotidien et qui en construit le développement.
Locations courtes, séjours de curistes, séjours « Bien-Vivre » : organiser l'accueil, l'entretien et la conciergerie, vous-même ou avec des prestataires.
Commercialiser les hébergements, animer les réseaux sociaux, créer des offres avec les partenaires locaux et le partenaire thermal.
Organiser des moments partagés avec les voisins, les bénévoles et les visiteurs, comme la journée conviviale du 13 juin au Grand Gîte du Parc.
Tenir les comptes de la société d'exploitation, suivre les travaux restants et, si vous le souhaitez, y ajouter votre propre activité complémentaire.
Profils bienvenus : expérience en accueil, hôtellerie, gestion, tourisme ou bien-être, envie de reconversion ou de nouveau départ, goût pour la vie locale.
L'accompagnement
Économiste de la construction et assistant à maîtrise d'ouvrage, pour sécuriser la partie travaux.
Structuration du business model, mise en contact avec les partenaires locaux, aide au montage du business plan.
Le montage envisagé. La Boussole Développement peut intervenir en tant que holding pour permettre la création d'une société d'exploitation dont le ou la gérant·e serait actionnaire majoritaire. Le montage précis est construit avec chaque candidat·e, selon son profil et son projet.
Les conditions
50 000 € recommandés pour entrer au capital de la société d'exploitation.
Des hypothèses de chiffre d'affaires existent ; elles sont à valider ensemble dans votre business plan, selon votre projet.
Environ 80 000 € (budget indicatif) pour les 4 hébergements à aménager : 40 000 € réalisables par un·e candidat·e bricoleur·se, 40 000 € à sous-traiter (matériaux, chauffage, électricité).
Un bail renouvelable et une éventuelle évolution vers la propriété sont envisagés : leurs modalités restent à définir au cas par cas.
Ce projet ne comporte ni revenu garanti, ni accès automatique à la propriété. Comme toute création d'entreprise, il comporte des risques. Les chiffres et modalités seront travaillés avec vous, étape par étape, avant tout engagement.
Les étapes
Dès maintenant, au fil de l'eau : vous nous écrivez via le formulaire ci-dessous, nous vous répondons personnellement.
Fin novembre, avec des visites organisées pour les candidat·e·s qui le souhaitent.
Pour affiner votre projet, votre business plan et votre plan de financement, en mobilisant les financements possibles.
Mi-décembre au plus tard.
Échanger sur le projet
Quelques lignes suffisent. Nous voulons comprendre qui vous êtes et ce qui vous attire, avant de parler chiffres. Aucune information financière n'est demandée à ce stade.
Nos missions
Des lieux, des parcours et une mobilisation collective, construits avec les acteurs de chaque territoire.
La Boussole conçoit des lieux « uniques », pensés à partir des besoins de chaque territoire, en particulier des éco-hostels, afin de sécuriser une présence humaine 24 h/24 et 7 j/7, utile à tous. Ces éco-hostels font cohabiter plusieurs publics dont les périodes de présence se complètent :
En dehors des périodes de vacances, ces lieux pourraient accueillir, à moindre coût et en semaine, des jeunes en stage, en alternance ou en période d'essai. Ils disposeraient d'un hébergement provisoire et d'espaces communs pour créer des liens, découvrir la ville et prendre leurs repères pendant qu'ils cherchent un logement durable.
Pour chaque territoire, La Boussole rencontre les acteurs locaux, comprend et quantifie les besoins, puis définit un schéma fonctionnel adapté et économiquement maîtrisé. L'objectif est de créer un lieu de rencontre entre les publics, les entreprises et les habitants, au service d'un tourisme responsable et d'une vie partagée.
La Boussole accompagne aussi la recherche de gérants amoureux de leur territoire, dont l'expérience correspond au projet et qui peuvent contribuer à la gestion d'une activité autofinancée et durable.
La Boussole s'intéresse aux métiers du bien vivre qui peinent à recruter. Les chiffres communiqués pour le projet :
L'objectif est d'aider notamment des jeunes sans diplôme ou éloignés des institutions à découvrir leurs envies, leurs aptitudes et les métiers qui pourraient leur correspondre. Des ateliers et l'accompagnement de professionnels permettent de repérer leurs savoir-être et de construire, pas à pas, un parcours vers l'emploi.
La Boussole souhaite ensuite mettre ces personnes en relation avec des entreprises locales et des organismes de formation. Un groupement d'employeurs et d'insertion par la qualification pourrait proposer des expériences professionnelles, un accompagnement par des tuteurs, la reconnaissance des compétences acquises et, à terme, une qualification et un emploi stable.
Cette mission rassemble 150 bénévoles, ainsi que des bénéficiaires, des contributeurs et des acteurs locaux, autour de la mission immobilière et des besoins du territoire. Les jeunes, les personnes éloignées de l'emploi, les habitants, les employeurs et les publics concernés, notamment les saisonniers et le personnel temporaire, doivent pouvoir y prendre part.
Des ateliers et des débats, dans l'esprit de la démarche Écoutez-nous.org, partent des enjeux personnels et locaux pour faire émerger des solutions communes. Avec la multiplication des lieux uniques, il sera possible de faire remonter des « doléances convergentes » et d'alimenter le débat national ainsi que les travaux du Laboratoire du bien vivre.
Cette mission est portée à l'échelle nationale par l'association La Boussole, qui a obtenu un rescrit fiscal. Elle vise aussi à soutenir les contributeurs et les personnes qui souhaitent porter un nouveau lieu unique dans leur territoire.
Aller plus loin
Des professionnels qui apportent leur savoir-faire à la conception des lieux et aux parcours vers l'emploi.
Économiste de la construction et assistant à maîtrise d'ouvrage pour la conception des lieux.
Associés à Zero Barrière, pour leur travail sur les savoir-être et l'orientation vers une quarantaine de métiers.
Une expérience en orientation professionnelle, avec une attention portée aux questions de santé.
Ils seront présentés progressivement.
Le Laboratoire du bien vivre, en lien avec le milieu académique, explore une dizaine d'enjeux du bien vivre. Pour chacun, il confronte de manière transparente plusieurs enseignements et points de vue.
La Boussole s'appuie sur ces travaux pour construire une démarche plus durable et pour croiser les enjeux, plutôt que de traiter les situations en silos.
Des articles complets, qui font converger la pensée académique, les retours d'expérience et les ateliers de terrain.
Lire le projetUne notion simple à comprendre, plus difficile à définir et à mesurer : cinq principes pour l'évaluer.
Lire l'articleUn lieu qui met le bien-vivre en pratique, présenté sur le wiki du Labo.
En savoir plusLes articles paraissent progressivement, domaine par domaine.
Laboratoire du bien vivre
Des articles complets, publiés progressivement, pour faire converger le meilleur de la pensée académique, des retours d'expérience et des ateliers de terrain.
← Aller plus loinLe wiki du Labo du bien-vivre, porté par l'association Crois/Sens, accueille des articles écrits par des chercheurs, des praticiens et des acteurs de terrain. L'ambition est d'écrire peu à peu des articles complets sur une dizaine de sujets, qui se répondent entre eux.
Chaque article suit une méthode : un résumé en français et en anglais, une introduction, un corps de texte, une conclusion avec des recommandations, au moins cinq références et des sources. Le corps du texte croise trois approches :
Des propositions et des articles plus courts et plus simples sont bienvenus : la méthode décrit un idéal, pas un obstacle.
Une proposition d'article tient en un titre simple (90 signes), les coordonnées de l'auteur, un résumé de 800 signes, au moins cinq références, six mots-clés et les domaines concernés. Pour y réfléchir ensemble, écrivez-nous : nous vous répondrons rapidement, et vous pourrez recevoir la charte d'écriture complète.
Laboratoire du bien vivre · Dictionnaire du bien-vivre
Cette expression, intuitivement simple à comprendre, se révèle plus compliquée à définir et à mesurer. « Bien vivre », c'est accéder à une certaine qualité de vie, à une échelle individuelle dans l'absolu (les contraintes personnelles, l'histoire individuelle, les compétences, la formation de chacun ont une influence sur ce qu'il attend) ; mais comporte également une dimension collective (les conditions socio-économiques du territoire ont un lien avec la force du lien social). En ce sens, le bien-vivre se distingue du bien-être, qui intègre moins la dimension collective et les choix sociaux qui permettent d'améliorer la qualité de vie de chacun et de tous dans une interaction avec un territoire donné.
Cette expression trouve un écho dans le « buen vivir » invoqué récemment par l'Équateur et par plusieurs pays d'Amérique latine pour inscrire dans leur Constitution un modèle de développement durable et respectueux de la Terre Mère (« Pacha Mama »). Cette prise en compte des interactions entre les hommes et leur milieu intègre une dimension écologique et le souci des générations futures. La notion de « vie bonne » inspirait déjà le philosophe grec Aristote, qui reliait l'accomplissement individuel à une éthique de la vertu prenant la forme d'un engagement dans la Cité. Chez Aristote, elle s'enracine dans une anthropologie relationnelle qui considère l'être humain comme un animal « politique » qui s'accomplit en relation avec les autres dans la Cité. Chez la philosophe Martha Nussbaum, la notion de « vie bonne » est liée à l'accès à des « capacités » qui conditionne le développement humain, individuel et collectif. L'approche par les capacités part du principe que les dispositifs économiques et sociaux devraient viser à élargir les capacités des personnes – leur liberté de mener une vie et des actions qui aient de la valeur à leurs yeux.
Cette expression, devenue de plus en plus commune en France1, est reprise par les acteurs et actrices rencontrés sur le terrain pour décrire le sens de leur action collective, un objectif suffisamment mobilisateur pour inclure tout le monde sous le même mot d'ordre. Facilement déclinable dans différents domaines (bien s'alimenter, bien se loger, bien s'informer, bien se déplacer…), elle semble suffisamment large pour ne pas s'imposer comme une injonction supplémentaire, puisqu'elle laisse à chacun la possibilité de mettre ce qu'il veut derrière, à partir du moment où le résultat lui convient, où il est considéré comme « bien ». Ainsi, si les références à une cosmovision antique ou aux philosophes grecs sont parfois invoquées, elles demeurent culturellement éloignées des réalités croisées sur le terrain qui – sans être totalement dépourvues de spiritualité – consistent à résoudre des problèmes concrets au quotidien. Elles ont néanmoins en commun une conscience d'un destin collectif, d'un lien aux autres qui détermine les conditions de vie, et d'une possibilité ou capacité de chacun à agir sur celles-ci.
Cette conception substantielle du bien, objectivable et normative, n'est pas évidente à mettre en œuvre dans nos sociétés libérales, par définition pluralistes et soucieuses de préserver les aspirations particulières. Elle ne semble pas non plus compatible avec une conception classique du développement qui fait de l'économie l'alpha et l'oméga de la qualité de vie des habitants d'un territoire. Pourtant, à partir de l'approche des capacités et d'un principe de participation citoyenne, il nous semble intéressant de réinterroger ces notions pour mieux définir les dimensions qui concourent au bien-vivre, dans le contexte actuel. C'est donc la dimension ouverte, appelant au débat, qui semble intéressante pour renouveler la pensée sur le « développement » ou les « transitions », largement définis dans la littérature mais qui semblent moins appropriés par les acteurs de terrain.
Le bien-vivre est un concept fédérateur et donc potentiellement mobilisateur : une « cause » susceptible de réintéresser les citoyens à la politique, tout en leur démontrant qu'ils peuvent y trouver des réponses à leurs besoins. Le bien-vivre permet de les interpeller individuellement sur leurs problématiques personnelles et quotidiennes, tout en les incitant à réfléchir à ses déterminants structurels, conjoncturels et donc collectifs. Aussi, chercher à définir les déterminants du bien-vivre paraît utile dans la méthode (la controverse territoriale) et dans la construction d'un objectif commun (l'opération de développement territorial) pour construire des projets que les différents acteurs considèrent comme une source d'amélioration de leur bien-vivre. Par le travail de définition puis d'évaluation du bien-vivre, un groupe d'acteurs pourra constituer un référentiel d'action commun qui permettra de suivre l'avancée du projet. Ce processus permet également de s'accorder sur un vocabulaire et, au-delà, sur des valeurs et des objectifs communs, en amont, pendant et en aval du projet.
Ce concept permet également de rouvrir la boîte de la « participation citoyenne », dont les limites ont été démontrées dans différents contextes, en s'interrogeant sur le but et la méthode de cette invitation à faire entrer les citoyens dans le débat public sur des sujets qui les concernent directement : l'aménagement du territoire, le développement économique, le lien social… Le concept de « bien-vivre » permet de les faire participer ou de rendre les acteurs « actifs » dans :
La construction d'une représentation commune du bien-vivre passe par la mise en commun, le débat, voire la confrontation. Le bien-vivre comme projet collectif peut être le fondement concret de nos communautés humaines et nécessite d'être régulièrement repensé, sous peine de provoquer des colères populaires (révolution, gilets jaunes…).
1. Forum du Bien-Vivre organisé à Grenoble en 2018 par le CCFD.
2. Latour, Bruno. 2019. « De la nécessité d'atterrir », Revue Projet, vol. 373, n° 6, p. 18-21.
3. Sen, Amartya. 2000. Un nouveau modèle économique. Développement, justice, liberté, Paris, Éditions Odile Jacob.
« Le bien-vivre, clé du développement de tous les territoires » prolonge ces réflexions. Il est proposé en version numérique, après acceptation de notre charte d'open innovation.
Actualités
Réunions publiques, appels à candidatures, nouveaux articles du Laboratoire du bien vivre : toute l'actualité de la démarche, au même endroit.
Nous rejoindre
Chacun peut agir, à sa mesure : contribuer à l'action nationale, soutenir l'association La Boussole, proposer un lieu unique dans son territoire ou candidater pour gérer un lieu.
Prenez part à l'action nationale : ateliers, débats et mobilisation autour des lieux uniques et des besoins des territoires.
Je contribueL'association porte la mission à l'échelle nationale. Elle soutient aussi les contributeurs et les personnes qui veulent porter un nouveau lieu.
Je soutiensVous connaissez un territoire et un site qui pourraient accueillir un lieu unique ? Parlez-nous de vos besoins locaux et de votre idée.
Je propose un lieuUn appel à candidature est ouvert pour gérer le lieu de Contrexéville, dans les Vosges. La Boussole cherche des gérants amoureux de leur territoire.
Voir l'appel à candidatureDites-nous qui vous êtes et ce que vous cherchez : candidature, document, question. Nous vous répondrons rapidement.
Informations légales
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L'article « Qu'est-ce que le bien-vivre ? » est de Camille Morel, d'abord publié sur le wiki du Labo du bien-vivre, et reproduit avec son accord [à compléter : à confirmer par l'autrice].
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